Dans un précédent épisode, je me demandais pourquoi est-ce des mûres mures murmurent "mûres mures"... et surtout, ces mûres mures, celles qui murmurent, est-ce qu'on a le droit de les bouffer comme les autres mûres mures... ou pas.
On est devant un véritable mur d'incompréhension. Mais c'est normal de ne pas comprendre. Il ne faut pas en avoir honte : ce n'est pas non plus le mur de la honte.
Bon, ce n'est pas le moment de se reposer en s'adossant au mur. Là, on est au pied du mur. Et il est inutile de se lamenter (ce n'est pas non plus le mur des lamentations). Il faut briser le mur du silence, parce que là, il n'y a plus d'échappatoire possible : on est dos au mur.
Devant une telle situation, que faire ?
Il ne faut jamais, au grand jamais, s'en aller en rasant les murs. Il ne faut pas non plus s'enfuir à toute vitesse en franchissant le mur du son. En fait, c'est simple, ce n'est pas la peine de se cogner la tête contre les murs, il faut juste faire le mur... mais attention, il faut rester discret, il ne faut pas parler trop fort... en fait, il faut murmurer, parce qu'il parait que les murs ont des oreilles.

Et puis, si jamais le dialogue ne s'instaure pas avec ce mur de mûres mures, ce n'est pas bien grave. Au pire, les relations deviendront moins chaleureuses... elles vont se refroidir... puis se geler... et le résultat est alléchant, puisque l'on aura alors un mur de mûres mures gelées (on a du pot !).